MALADIES VIRALES



Vacciner, pourquoi faire ?


Les défenses immunitaires mettent en jeu des cellules et des molécules plus connues sous le nom d’anticorps. Les anticorps, grâce à un système de mémoire, protègent plus ou moins sur le long terme l’expression des symptômes d’une maladie. Chez le chaton, les anticorps sont transmis par la mère, mais ceux-ci baissent quand le chaton atteint l’âge de deux mois environ. C’est pourquoi le protocole de vaccination commence à cette période, pour relayer les immunités maternelles.


Le principe de vaccination est de stimuler les défenses de l’organisme et d’entretenir ces mêmes défenses, grâce aux rappels. Le coryza, le typhus et la leucose sont à l’heure actuelle les trois grandes maladies félines pour lesquelles il existe des vaccins.


Néanmoins, il est important de comprendre que la particularité des virus réside en leur capacité à muter, aussi, il existe énormément de souches différentes

Le coryza


Cette appellation générale désigne très globalement une atteinte de l’appareil respiratoire, qui se manifeste par des conjonctivites, des écoulements nasaux, de la toux et parfois même des ulcères buccaux. Sous le terme de coryza se cache en réalité plusieurs « souches » différentes, comme notre grippe à nous. On estime que 80 % des cas de coryza sont dus à l’action de l’herpès virus félin, du calicivirus, et de la chlamydia, une bactérie pour cette dernière. Le coryza est une maladie très contagieuse, qui a ceci d’handicapant que le chat atteint reste très souvent porteur, c’est-à-dire qu’à des périodes de calme se succèdent des rechutes, comme notre herpès à nous, qui reste dormeur puis se manifeste sous la forme du bien connu bouton de fièvre.


La leucose (FeLV)


La leucose féline est due à l’infection par le virus Leucémogène félin (FeLV en abréviation anglo-saxonne) qui toucherait actuellement 5 à 10 % de la population féline. La contamination s’effectue de manière directe (contact) ou encore par l’intermédiaire des gamelles ou des litières. Si le premier stade de la maladie passe souvent inaperçu, soi le chat va éliminer le virus, soi il sera en apparence guéri, mais restera porteur. Pour en avoir le cœur net, seule une prise de sang peut révéler ou non la présence du virus. On ne sait jamais combien de temps durera cette période de séropositivité, cela varie de quelques mois à quelques années, mais la phase terminale se caractérise par l’apparition de symptômes très graves : leucémies, avortements, anémies ou atteintes neurologiques. Heureusement, la vaccination contre la leucose se révèle être un grand progrès.


Le typhus


Le typhus est provoqué par un virus de la famille des parvovirus, qui provoque des diarrhées et une importante baisse des défenses immunitaires. Le typhus peut être mortel pour de jeunes chatons, ou chez la femelle gestante, entraîner des malformations chez les nouveaux-nés.

 


L’Immunodéficience féline (FIV)


L’immunodéfience féline (FIV en abréviation anglo-saxonne) se transmet quasiment exclusivement par morsure. Comme pour la leucose, la première phase de séroposivité se révèle discrète, bien que le chat soit contagieux ! Le seul moyen de dépister un chat est de faire une prise de sang. Ensuite, l’Immunodéfience féline provoque un état d’immuno-dépression qui s’exprime par des infections à répétition, de plus en plus graves. Il n’existe pas actuellement de vaccin pour prévenir cette maladie.


La péritonite infectieuse féline (PIF)


La PIF se caractérise par une forte fièvre, un amaigrissement et une accumulation massive de liquide dans l’abdomen. Le virus responsable de la PIF appartient à la famille des Coronavirus félins. Cette famille rassemble des virus peu nocifs et d’autres très virulents. Le déclenchement de la maladie pose encore beaucoup question : la recherche d’anticorps spécifiques, preuve d’un contact infectieux, ne permet pas de différencier le type de Coronavirus infectant. La seule prévention actuelle repose donc sur les mesures sanitaires.


La rage


Cette maladie, mortelle pour l’Homme et l’animal, se transmet principalement par l’intermédiaire de renards contaminés. Si elle est en régression en France, ce n’est pas forcément le cas dans les autres pays. La vaccination s’impose dans les départements déclarés infectés ainsi que pour se rendre en camping, en Corse ou dans les départements d’outre-mer.